La moitié des internautes gênés d’exprimer leur opinion en ligne

La moitié des internautes gênés d’exprimer leur opinion en ligne : L’étude, menée par la BBC World Service dans le cadre de l’initiative Freedom Live du groupe, révèle que plus de la moitié (52 %) des internautes dans dix-sept pays sont en désaccord avec l’affirmation comme quoi « l’Internet serait un endroit sûr pour exprimer mes opinions ».

C’est en France que la peur est la plus grande, suivie de près par les autres pays européens dans le sondage, ainsi que les États-Unis, le Canada, la Corée du Sud et l’Australie.

La moitié des internautes gênés d’exprimer leur opinion en ligne - DJS Research Ltd - Études Marketing

La moitié des internautes gênés d’exprimer leur opinion en ligne

Les répondants chinois sont restés assez uniformément répartis : 45 % disent se sentir en sécurité à dire ce qu’ils pensent, contre 51 % qui disent au contraire se sentir en danger.

Les chercheurs ont également constaté qu’une personne sur trois ne se sent pas libre de la surveillance de l’Etat, les citoyens étant davantage préoccupés par l’espionnage depuis le scandale de la National Security Agency (NSA).

Depuis 2007, la confiance des internautes confiée aux médias nationaux à informer de façon appropriée a diminué d’un cinquième (19%).

Tony Neate, chef de la direction de getsafeonline.org, déclare :

« L’Internet est un forum fantastique pour la discussion et le débat, qui nous permet de communiquer avec des gens de toutes les nations dans le monde entier et d’entendre des opinions différentes… Au Royaume-Uni, nous avons la chance de profiter de la liberté d’expression, mais ce n’est pas le cas dans tous les pays ».

Doug Miller, président de GlobeScan, qui a réalisé l’enquête, déclare :

« Le sondage suggère que deux des fondements des démocraties modernes sont à risque : un média considéré comme libre et équitable, et un Internet sûr pour la libre expression des opinions… Ironiquement, c’est dans ces mêmes démocraties que certaines libertés sont considérées par les citoyens comme bafouées».

Récemment, le gouvernement turc a interdit le site de partage de vidéos YouTube du pays, suite à un mouvement similaire avec le réseau social Twitter. Ceci intervient après que les réseaux aient été accusés de répandre injustement la propagande anti-gouvernementale.